À la messe, les gestes et les attitudes

Beauté et liturgie

 

La liturgie, comme du reste la Révélation chrétienne, a un lien intrinsèque avec la beauté : elle est veritatis splendor. Dans la liturgie resplendit le Mystère pascal par lequel le Christ lui-même nous attire à lui et nous appelle à la communion. […]

 

La beauté véritable est l’amour de Dieu, qui s’est définitivement révélé à nous dans le mystère pascal.

 

La beauté de la liturgie fait partie de ce mystère ; elle est expression très haute de la gloire de Dieu et elle constitue, en un sens, le Ciel qui vient sur la terre. […] Par conséquent, la beauté n’est pas un facteur décoratif de l’action liturgique ; elle en est plutôt un élément constitutif, en tant qu’elle est un attribut de Dieu lui-même et de sa révélation. Tout cela doit nous rendre conscients de l’attention que nous devons avoir afin que l’action liturgique resplendisse selon sa nature propre. […]

 

Le lien profond entre la beauté et la liturgie doit nous rendre attentifs à toutes les expressions artistiques mises au service de la célébration. […] Ce même principe vaut pour tout l’art sacré en général, spécialement la peinture et la sculpture, dans lequel l’iconographie religieuse doit être orientée vers la mystagogie sacramentelle. […]

 

En définitive, il est nécessaire qu’en tout ce qui concerne l’Eucharistie, on ait le goût de la beauté. […]

 

Dans l’ars celebrandi, le chant liturgique occupe une place importante. Saint Augustin a raison, lorsqu’il affirme dans un sermon célèbre : « L’homme nouveau sait quel est le cantique nouveau. Chanter, c’est exprimer sa joie et, si nous y pensons avec un peu plus d’attention, c’est exprimer son amour. » Le peuple de Dieu rassemblé pour la célébration chante les louanges de Dieu. L’Église, dans son histoire bimillénaire, a créé et continue de créer des musiques et des chants qui constituent un patrimoine de foi et d’amour qui ne doit pas être perdu. En réalité, dans la liturgie nous ne pouvons pas dire qu’un cantique équivaut à un autre. À ce sujet, il convient d’éviter l’improvisation générale ou l’introduction de genres musicaux qui ne sont pas respectueux du sens de la liturgie. En tant qu’élément liturgique, le chant doit s’intégrer dans la forme propre de la célébration. Par conséquent, tout – dans le texte, dans la mélodie, dans l’exécution – doit correspondre au sens du mystère célébré, aux différents moments du rite et aux temps liturgiques.

 

Benoît XVI, exhortation apostolique Sacramentum Caritatis, n° 35, 41 et 42

Méditer

Quelles sont les attitudes corporelles par lesquelles je marque ma participation, mon adoration, mon écoute ? Qu’est-ce qui me touche et m’aide le plus à prier dans la liturgie : le silence, le chant, le lieu ? 

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